« Le temps d’un souvenir » est un court-métrage réalisé par Mellier Lucas, Simon Margot, Capmal Laure, Guerroumi Isma, Ury Céline et moi-même lors du projet multimédia « Grenoble 1968 : Les Jeux Olympiques qui ont changé l’Isère » crée par l’ensemble de la promotion 2018-2020 du Master AVMN de l’Université Grenoble Alpes.
Synopsis
Colette, 68 ans, rencontre Maxime, étudiant à Grenoble, lors d’un covoiturage. Au cours d’une discussion, Maxime apprend l’existence des Jeux Olympique à Grenoble en 68, et le métier de Colette, secrétaire du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques à cette époque. Elle commence à lui raconter son expérience. Dans une ambiance nostalgique, Colette lui livre tous ses souvenirs et anecdotes à propos de la flamme des J.O et de son arrivée à Grenoble.
Contexte du projet
Une exposition au Musé Dauphinois de Grenoble intitulée « Grenoble 1968 : Les Jeux Olympiques qui ont changé l’Isère » s’est terminée en Octobre 2019 et le COLJOG (Conservatoire Observatoire Laboratoire des Jeux Olympiques de Grenoble) a demandé aux étudiants du M2 AVMN de produire un objet capable de transmettre le contexte des Jeux Olympiques 1968 de Grenoble et faire perdurer l’exposition.
Pour faire face à cette demande, nous avons imaginé un web-documentaire comprenant six réalisations numériques indépendantes, mais interconnectées par le biais d’une interface générale. Chaque réalisation couvre des enjeux spécifiques demandés par le COLJOG, qui sont réinterprétés par les étudiants.
Cet objet numérique tente donc de sauvegarder une exposition, mais également d’aller plus loin, en appliquant notre regard aux Jeux de Grenoble, de son organisation à son déroulement, en passant par les petites histoires qui ont fait la grande, et en n’oubliant pas ce qu’il en reste aujourd’hui.
Résumé du projet
Tous les élèves ont participé à l’élaboration du projet global, ses objectifs et les intentions que nous voulions y mettre. Suite à cette grande étape, nous avons décidé de nous séparer en différents groupes, selon nos capacités et nos envies, pour réaliser chacun un sous-projet spécifique. Celui que j’ai décidé de réaliser avec 5 autres de mes camarades a donc été « Le temps d’un souvenir » qu’il a fallu tout d’abord imaginer.
En déambulant dans l’exposition « Grenoble 1968 : Les Jeux Olympiques qui ont changé l’Isère » nous avons eu l’impression qu’elle parlait non seulement d’une génération, de personnes qui avaient vécu ensemble une expérience atypique mais aussi des “petites mains” des J.O, ces hommes et femmes de l’ombre qui y ont participé mais qui n’ont pas été médiatisés. Nous avons beaucoup entendu parler de Killy, du match de hockey de l’Union soviétique contre la Tchécoslovaquie, de De Gaulle présent à la cérémonie d’ouverture, mais nous avons pensé que d’autres histoires devaient exister et n’avaient pourtant jamais été racontées. Qu’ont vu tous ces gens travaillant dans les stations, ces hôtesses accueillant les sportifs, ces porteurs de flammes ?
Lors de l’écriture de ce film, un de nos camarades de classe a rencontré une porteuse de flamme des Jeux Olympiques 68 dans un covoiturage. Nous avons trouvé cette situation si inattendue qu’elle est devenue notre point de départ pour notre scénario.
Nous avons voulu en savoir plus sur ce sujet et avons rencontré Nicole Depiero, secrétaire au parcours de la flamme pour les Jeux Olympiques de 1968. Elle nous a raconté tout ce qu’elle savait et nous a relaté toute son expérience. Nous avons décidé qu’elle serait notre “petite main” et que la flamme olympique serait l’un des sujets principaux de notre court-métrage. En effet, cette flamme olympique est, et a toujours été, le symbole du début des jeux. Tout un mythe s’est construit autour d’elle, au point qu’elle en est devenue légendaire. Mais comment avait-elle parcouru le chemin depuis Olympie jusqu’à Grenoble ? Qui étaient les porteurs de flamme ? Quelle était l’expérience de Nicole ? Quelles étaient les histoires autour de la flamme ? Notre film dévoile l’envers du décor du parcours de la flamme via l’expérience de Nicole : de son arrivée au poste de secrétaire à la cérémonie d’ouverture, qui marque la fin du parcours et d’un travail de plusieurs années.
La particularité de ce projet
Nous avons, à 6, réalisé, filmés et montés entièrement ce court-métrage. Nous avons fait le choix de ne pas nous donner de rôles précis lors de ce projet (en dehors des tournages) mais il est vrai que, naturellement, nous nous sommes occupés chacun des tâches où nous avions de fortes capacités.
Pour ma part, je me suis dirigé vers la gestion de ce projet et tous les aspects organisationnelles. J’ai pu donc établir des plannings, gérer des réunions, organiser et gérer les tournages et sessions de montage, établir un découpage technique, avoir le rôle de script sur les tournages, etc. Cependant, cela ne m’a pas empêché de participer à tout ce qui a été créatif en participant à l’écriture du scénario et de la note d’intention.
Tâches effectuées:
- Recherche sur une époque et un événement
- Entretiens avec des témoins de l’événement
- Ecriture (note d’intention, scénario, séquencier)
- Recherche de lieux, de comédiens, de vêtements, de figurants et d’accessoires
- Etablissement de plannings et de budgets
- Etablissement d’un découpage technique
- Gestion des techniciens et des acteurs
- Script (chargé de surveiller la continuité du film et de la gestion du scénario lors du tournage)
- Réalisation
- Tournage (caméra et micro)
- Montage (images et mixage sonore)
